Philosophale

Alchimie,mythe et légendes,animaux fantastiques et chimères,sciences occultes,histoire

30 décembre 2009

ROSE CROIX

Rose+Croix 

« Pas de feu plus vif que la colère, de requin plus violent que la haine ,de torrent plus impétueux que l’envie… »

Bouddha

Chapitre I    Pris au piège

 

Paris, de nos jours..

 

La nouvelle année débutait ce soir, marqué par un froid mordant…La neige tourbillonnait sans cesse, couvrant les décorations illuminées de la capitale d’une fine pellicule blanche.

Le claquement des talons résonnaient dans une ruelle pavée prés des Champs Elysées, une silhouette fine apparaissant et disparaissant au gré des lueurs dispensées par les lampadaires.

Elle marchait vite ,se retournant sans cesse, persuadée de découvrir une ombre masquée par l‘obscurité.L’écho bruyant des milliers de voix fêtant le réveillon du nouvel an sur les Champs Elysées ne suffisait pas à la rassurer.Elle ne se sentait plus en sécurité, même au beau milieu de cette foule..

Elle avait pourtant suivi ses conseils ,et avait agi comme l’aurait fait son mari en de semblables circonstances.

Rechercher un lieu public ,se noyer dans la foule, et surtout ne jamais rester seule…bien que son mari ,lui, n’eut jamais suivi ses propres recommandations, son crédo se rapportant bien plus à la confrontation franche et directe.

Cependant, elle n’était pas lui, et ne pouvait pas espérer se mesurer à ses poursuivants.

Que pouvaient ils bien lui vouloir?Elle n’y était probablement pour rien, cette affaire devait concerner son époux. De qui s’agissait il cette fois ?Qui avait il bien pu contrarier ?Elle ne pensait pas que ces hommes puissent faire parti d’une organisation criminelle, cela ne ressemblait pas à leur façon de procéder..

Ils semblaient jouer au chat et à la souris avec elle, espérant peut être la terroriser au terme de cette course poursuite dans les rues de Paris.

Elle ne comptait pas leur donner satisfaction..Elle avait remarqué leur petit manège depuis quelques jours déjà, et n’avait pas chercher à contacter son mari depuis.Elle n’allait pas le leur servir sur un plateau.

Elle plongea la main gauche dans son sac à main, rassurée de sentir le métal froid sous ses doigts.

Ils ne l’auraient pas si facilement..

A cet instant précis, comme si une puissance supérieure avait entendu son appel, une navette emportant les fêtards trop éméchés vers d’autres lieux de débauche, s’arrêta devant elle.Elle s’empressa d’y grimper, sa voix demandant un ticket au chauffeur, déjà couverte par les cris enthousiastes des hommes assis dans le mini bus.

Assise au fond, prés de deux adolescents riant aux éclats, elle jeta un coup d’œil par la fenêtre .Deux hommes en costume sombre ,manifestement essoufflé, fixaient l’autobus qui repartait ,d‘un air furieux.

- Elle nous échappe encore une fois, fit remarquer l’un d’eux.

- Ce n’est que partie remise, on l’aura au prochain arrêt, lança l’autre.

Le premier acquiesça et suivit son supérieur qui courrait déjà vers la berline qui les attendait.

Quelques jours plus tôt….

 

L’aube se levait sur le ciel rougeoyant de Bourges…La nuit qui venait de s’achever avait été troublé par un incendie.

Le vieux château aux abords, ancienne propriété du Grand Argentier Jacques Cœur avait couvert la campagne environnante de ses cendres.

L’odeur était suffocante pour les quelques habitants d’un village voisin qui étaient venu ce matin là, se désoler des dégâts..

- C’est vraiment affreux, commença une vieille dame en secouant la tête.

- Vous vous imaginez Irène, une demeure de plus de cinq cent ans, et je ne vous parle pas du parc, commenta sa voisine, ravagé par les flammes, on peut dire qu’ils ont bien fait leur travail, ces criminels, continuait elle apparemment ravie, j’ai toujours dit qu’il se passait des choses étranges dans cette maison..Vous vous rappelez cette nuit là, il y a dix ans, les mêmes cris, le feu également…Vous ne dites rien, constata l’incorrigible bavarde, vous n’êtes pas d’accord avec moi?

- Tout cela m’importe peu..

- Vous semblez soucieuse pourtant, insistait la voisine sans vergogne.

- Mêlez vous de ce qui vous regarde ,Nicole, répondit froidement la nommée Irène en repartant vers sa maison nichée dans les bois aux alentours du château.

A dire vrai, Irène était inquiète, elle ne vivait plus en attendant des nouvelles de ses amis vivant au château.

Elle connaissait Anne depuis plus de vingt ans, et la considérait comme un membre de sa famille, elle craignait qu’elle ne fut blessée dans cet incendie .

Pourtant elle ne pouvait s’enquérir de sa santé auprès des pompiers ,ni des gendarmes qui avaient envahi les lieux depuis quelques heures déjà, ils refusaient de répondre prétextant la confidentialité d’une enquête en cours .

Elle ne pouvait pas non plus s’en assurer elle-même car un périmètre de sécurité l’empêchait d’entrer dans la propriété, et les services de police ,qui venait de quitter le domaine, avaient donné des ordres très stricts: personne ne devait entrer ou sortir du château sans leur autorisation.

Tout cela était très étrange en effet, comme l’avait si judicieusement remarqué sa voisine, beaucoup trop de policiers…

Ils avaient aussi amené une meute de chiens qui reniflaient partout dans le parc.

Ils cherchaient quelque chose ou quelqu’un..

 

W

 

Quelques heures plus tôt,

 

 

Le grognement des chiens faisaient écho à celui des hommes cherchant leur proie.

L’avion venait de décoller ,la rafle des balles sifflant dans la nuit noire commençait à s’éteindre ,les dernières servant juste à apaiser la rage des poursuivants.

- Rien à faire, Monsieur le Président ,il est parti, commenta Sobieski ,nous pouvons seulement suivre sa piste dans les airs..

- Faites le, ordonna celui-ci ,je veux être tenu informé de l’endroit exact où il va se poser .

- Nous n’allons pas impliquer l’armée de l’air, n’est-ce pas? interrogea son subordonné.

- Servez vous de vos contacts, rien ne doit filtrer..

- Très bien, Monsieur, approuva Sobiesky, et dans l’immédiat quels sont les ordres?

- Fouillez moi ce domaine de fond en comble, nous avons blessé une femme, je veux savoir si c’est la sienne. .retrouvez le corps.

- Vous pensez qu’il l’aurait laissé en arrière, demanda Sobiesky bien qu’il n’en soit pas persuadé lui-même.

- Peut être, s’il n’a pas eu le choix…Il ne nous attendait pas si tôt.

- Et si nous ne trouvons rien?

- Brulez tout ,il comprendra le message..J’en ai fini avec Arnaud Mayann, je le veut mort ou vif, peu importe à présent.. Nos scientifiques n’ont besoin que de l’élixir.

- Mais comment pourraient t’ils l’avoir sans lui? protesta son subordonné, le comte de St Germain est le dernier alchimiste encore vivant, Monsieur ,insista-t-il, le seul a connaitre le secret de la pierre philosophale.

- Ne l’appelez pas comme cela, il n’y eut qu’un seul Comte de St Germain ,et ce n’est pas lui..qu’importe ,je n’ai besoin que de quelques heures dans ce château pour trouver ce que je cherche.

Quelques metres plus loin,

Deux silhouettes étaient tapies dans l’ombre, enfermées dans ce qui semblait être une tombe.

L’un des deux hommes serrait contre lui un corps sans vie.

- Que fait on maintenant? demanda Laurent au vieillard en face de lui.

- Taisez vous jeune sot, chuchota Ange, ils la cherchent..

La crypte où ils s’étaient réfugiés regroupaient nombre de sépultures, cependant Ange les avaient toute ignoré pour se diriger vers la plus ancienne de toute..

La dernière demeure du Grand Argentier Jacques Cœur.

Cachée au yeux du monde par un mécanisme ingénieux, nul n’eut pu le deviner ,à moins d’être dans le secret. Ils y étaient entré quelques instants plus tôt, protégés par les allés labyrinthiques de cyprès , les dissimulant aux yeux de leurs poursuivants.

- Ils savent, murmura Laurent.

- Non, ils pensent que nous sommes tous à bord de l’appareil..

- Que faites vous des chiens? le contredit Laurent en pressant le corps fébrile de Nadya contre lui.

Ange lui fit signe de se taire,

- Ils sont tout prés..

Ils entendirent un bruit de pas ,des bribes de voix s’approchant, et le grincement de l’antique porte en bois massif qui s’ouvrait,

- Je ne pense pas qu’elle se soit trainé jusqu’ici ,gronda une voix rauque, tu l’as eu en pleine poitrine..

- Et les trainées de sang d’après toi? lança un autre, un écureuil qui se serait pris la patte dans un piège à loup??

Le premier homme soupira mais entra à la suite de son camarade, qui inspectaient toutes les tombes minutieusement.

Laurent fit la grimace, craignant d’être découvert à tout instant. Ange secoua la tête ,lui enjoignant de ne surtout pas bouger ,ni même respirer..

Mais tandis que les deux hommes faisaient demi tour, un bruit se fit entendre, comme un râle d’agonie.

L’un des deux s’immobilisa,

- T’as entendu?

- Sans doute l’écureuil, ironisa la voix rauque.

- Et si elle s’était cachée ici?

- Il n’y a personne, tu le vois, non? répondit le premier en repoussant une des pierres tombales, probablement un animal dans le parc..

L’autre homme allait répliquer quant une autre voix se fit entendre, comme étouffée par des ondes radios,

- Grassac ,Jovert? interrogea une voix rude.

- Rien à signaler, répondit l’un des deux mercenaires .

- Très bien, reprit la voix, vous connaissez les ordres à présent. Faites votre travail..

Pas un bruit ne vint combler le silence qui s’installa alors, Laurent n’osait toujours pas bouger, la porte n’avait pas grincé..mais peut être ne l’avaient il pas refermé en partant.

- Il faut se hâter, lança alors Ange tandis que Laurent lui faisait signe de se taire à grands renforts de gestes .

- Mais non ,ils ne sont plus là, reprit Ange en se relevant, regardez, le phœnix..dit il en lui montrant l’infime ouverture qui prenait la forme d’un oiseau.

Sculpté dans la pierre au ras du sol, il permettait à Ange de voir leurs poursuivants s’agiter derrière la paroi épaisse.

En entrant dans la crypte, celui-ci les avaient guidé vers le mur du fond, et poussant de ses deux bras la surface, ils les avaient tous trois fait basculer dans une autre partie de la tombe, bien plus ancienne celle-ci.

- Plus le temps de s’attarder maintenant, lança Ange d’une voix ferme, ils vont tous bruler, il faut descendre plus bas..

- Plus bas? demanda Laurent, il n’y a pas d’autre chemin?

Le souffle commençait à lui manquer ,il n‘osait pas imaginer s‘ils s‘enfonçaient plus bas sous terre.

- Pas le choix, répliqua Ange en regardant Nadya , l’élixir guérit tous les maux, mais il ne ressuscite pas les morts.

Laurent resserra son étreinte autour d’elle ,essayant de lui insuffler un peu de sa chaleur, son pouls était faible mais il pouvait encore le sentir.

- Je vous suis..

Ange hocha la tête et sortit une clé minuscule de sa poche, elle semblait faite du plus précieux des alliages.

- Premier obstacle, le plus facile, dit il, enfin pour moi, le Comte me fit don de la seule copie.

- A quoi va-t-elle dont nous servir? Il n’y a pas de porte..

- Mais il y a une serrure, l’interrompit Ange en lui montrant un socle en pierre juste derrière eux.

Haut d’un mètre environ, il occupait le centre du petit réduit où ils s’étaient réfugié ,fait d’un tronc en pierre et d’un plateau en terre noire.

- Ne vous fiez pas à ce que vous voyez ,dit Ange en posant sa clé sur le plateau.

Laurent ne saisit pas la raison de cet avertissement puisqu’il n’y avait strictement rien autour d’eux,

- Tenez la bien, reprit’ il s’agrippant lui-même au tronc de pierre.

Laurent ,qui ne comprenait toujours pas ,sentit soudain le sol se dérober tandis que le vieil homme déposait la clé dans son précieux écrin.

Chapitre II Science sans conscience...

 

 

 

Il y était enfin… Il avait longtemps rêvé de cet endroit.

La nuit sembla s’embraser tandis qu’il entrait dans le château, mais il ne se retourna pas pour contempler le spectacle.

Il avait à faire..L’un de ses agents lui avait révélé l’existence d’une chambre secrète..l’antre du Comte.

St Germain était bel et bien mort cette fois, mais il n’avait pas emporté le secret dans sa tombe, une partie de son savoir demeurant ici.

Il parcourut le hall d’entrée d’un pas rapide, sans jeter un coup d’œil à l’armoire éventrée dans l’entrée ,lui interdisant l’accès aux étages.

Son regard ne s’attarda pas non plus sur les murs, autant de cicatrices causées par les rafales de balles.

Il suivit pourtant leur sillage, cherchant à reconstituer la scène qui s’était déroulée ce soir là ,dans la demeure du Grand Argentier.

Il arriva devant la cuisine. Elle s’apparentait davantage à une sorte de caverne, deux marches descendant à l’entrée la situait à un niveau plus bas que les autres pièces de la maison.

Ses yeux noirs balayait la pièce cherchant le passage que Mayann avait emprunté.

Une grande cheminée occupait le mur du fond, du sol au plafond comme il était coutume dans les anciennes demeures.

Deux fauteuils à bergère gisant sur le sol, l’obligèrent à enjamber pour parvenir jusqu’à l‘âtre.

Il connaissait le style de St Germain ,c’était la seule échappatoire possible, mais en voyant les armoiries gravés dans la pierre, il comprit qu’il s’était trompé.

Celle-ci était signé Jacques Cœur, Grand Argentier du roi, le premier propriétaire du château.

Il chercha le mécanisme du bout de ses doigt sur le blason sculpté mais il dut se rendre à l’évidence au bout de quelques minutes d’une inspection minutieuse, il ne le trouverai pas.

Il fallait être dans le secret pour ouvrir le passage, l’entrée était bien protégé, ultime secours en cas de danger, comme ce soir…

Ils avaient joué de malchance, encore une fois.

Si ces deux inspecteurs ne s’étaient pas soudain trouvé une conscience, il tiendrai Mayann et le secret de la pierre philosophale.

Il était en charge d’un pays qui sombrait, il se devait de réagir.

Il était un homme de terrain ,on l’avait élu pour cela.

C’était leur dernier espoir ,le moyen de redresser l’économie et de guérir son peuple de ses maux; la crise et le cancer, la peste du vingtième siècle..

Mayann n’avait aucun droit de garder ce secret pour son seul bénéfice, il lui rappellerait où était son devoir quant il le trouverai..parce qu’il allait le retrouver ,ce n’était qu’une question de temps.

Il faisait partie de ces hommes qui pensaient que la fin justifiait toujours les moyens.Il se retourna et décida d’emprunter la seconde sortie, celle que prenaient autrefois les domestiques pour monter directement vers les appartements des châtelains dans l’aile ouest.

Un grand escalier ,tout aussi majestueux que celui du hall d’entrée, desservait les étages.

Malgré ses sombres pensées, il ne put s’empêcher d’admirer les trésors inestimables ramenées par St Germain au cours de ses nombreux voyages: l’Asie et l’Orient se mêlaient au style Empire, Louis XVI ..

Il savait comme ses prédécesseurs que la reine Marie Antoinette elle-même avait séjourné ici, St Germain avait bien essayé de la prévenir de l’imminence d’une révolution la pressant de partir se réfugier chez elle en Autriche.

Il secoua la tête, il n’arrivait toujours pas à comprendre pourquoi cet homme si brillant s’était donné la mort ,lui qui avait traversé les siècles.

Il était en poste aux missions spéciales à l’Elysée, une dizaine d’années auparavant quant ils avaient reçu l’ordre de l’arrêter.

Il étaient de ceux qui avait trouvé les cendres encore chaudes des deux corps carbonisés sur l’autel en pierre dans le parc.Déjà, à l’époque ,ses serviteurs avaient réussi à s’échapper en emmenant son fils et disparaissant de la surface de la terre.

Ce n’est que bien des années plus tard quant il se lança en politique ,qu’il fit la rencontre d’Arnaud Mayann, un génie des affaires, sans se douter qu’il était en présence du fils tant recherché.

Il le comprit en rencontrant son épouse, la belle Eve, gravement atteinte par la maladie ,et à qui les médecins les plus brillants donnaient seulement six mois à vivre.

Et pourtant elle demeurait toujours aussi belle, la maladie n’altérant pas son métabolisme au fil des ans.

C’est à ce moment là, qu’il avait commencé à creuser dans le passé de son nouvel ami, découvrant sa fausse identité, et nombres de coïncidences troublantes.Mais Mayann demeurait prudent et toujours aussi bien protégé, il connaissait les plus grands de ce monde et l’arrêter eut suscité des questions embarrassantes.

Il avait essayé d’infiltrer son organisation afin de trouver des malversations financières ou tout autre chose pouvant le compromettre.

Mais le temps pressait et il n’avait plus le temps d’attendre qu’il commette une erreur.

Il avait alors avancé son dernier pion ,le fou prend la Tour et enlève l’épouse de l‘alchimiste.

Cependant Da Silva avait fini par découvrir toute la vérité; et le fou s’était révélé maintenant tout aussi dangereux que son autre adversaire.

Mais il aurai bientôt un autre moyen de pression.

S’il ne les trouvait pas, ils viendraient à lui… une autre dame dans sa manche les y contraindraient.

Da Silva ne laisserait pas sa femme moisir en prison..

Il venait d’atteindre la double porte ouvrant sur les appartements du Comte de St Germain.

Mise à mal, elle aussi portait des traces de chaussures sur le battant qui restait fixé péniblement à la charnière.

Il entra dans la pièce embrassant du regard la tente de bédouin au fond de la chambre, les livres jetés à terre et piétinés, et l’ourobos gravé sur le sol au centre de la chambre.

Elle était ici, la clef qui ouvrait l’antre du maitre.Le dragon qui se mord la queue..

Le mur prés du lit avait déjà basculé découvrant un trou béant.

Ses hommes avaient découvert le système d’ouverture plus tôt dans la soirée ,manquant à quelques secondes prés, ceux qu’ils cherchaient à capturer.

Il s’engagea dans le passage, et descendit les douze marches le menant jusqu’au palier devant l’arcane en pierre.

L’air était encore saturé de gaz ,les enfumer afin de les faire sortir de leur refuge n’avait pas été une stratégie payante, puisqu’ils s’étaient échappé par un autre passage..

Mais il lui restait la chambre secrète ,l’antre du maitre..s’il parvenait à l’ouvrir, ce qui était moins sur..

St Germain était brillant, et l’ouverture de l’arcane devait cacher un piège destiné aux non initiés cherchant à profaner son œuvre.

Il observa le mur cherchant à lire les inscriptions sculptés dans la pierre grise, il ne comprenait pas le latin, cependant il remarqua

que la première lettre de chaque mot était gravé différemment comme un relief .

Mais, malgré sa haute taille, il ne parvenait pas à les atteindre.

Il se baissa et prit le calibre automatique qu’il cachait dans un étui, serré contre sa jambe.

Il visa la première lettre et tira sans plus attendre, ce qui eut pour effet de la pousser contre les autres dans un bruit sec.

Il agit de même pour les autres ,mais alors qu’il allait ranger son arme dans son étui, il remarqua quelque chose sur le sol.

Une fiole minuscule rempli d’un liquide étincelant changeant sans cesse de couleur, tantôt vert émeraude ,gris argenté ..

A l’instant même où il s’agenouillait pour attraper l’objet, un sifflement se fit entendre comme si le mur venait d’expirer un gaz..

Il se redressa et toussa pour rejeter l’air putride qu’il venait d’inspirer..

Son regard fut à nouveau happé par les lettres sculptées dans l’arcane qui reprenaient leur place tandis que la lourde porte en pierre s’ouvrait en grinçant.

Du Vitriol…c’était l’évidence même.

Un alchimiste, travaillant avec les substances les plus dangereuses ,savait les exploiter pour se protéger efficacement.

Cette fiole lui avait sauvé la vie..s’il ne s’était pas baissé pour la prendre, le jet de gaz l’aurait atteint de plein fouet..

Il l’examina de plus prés, l’un d’entre eux avaient du la perdre dans la course ,l’élixir de longue vie, la quintessence..

Il l’avait trouvé, cependant un détail le contrariait..elle ne ressemblait pas à ce que les plus brillants de ses scientifiques lui avait décrit.

Elle devrait être d’un rouge rubis, parfait et scintillant ,ni liquide ni solide..

Celle-ci était volatile ,la substance changeait sans cesse de couleur en tournoyant sans arrêt, quelque chose manquait..

Il fallait prévenir ses hommes, changer le mot d’ordre, Arnaud Mayann ne devait pas mourir..pas encore.

Posté par lenie_lauren à 14:51 - Mon livre - Commentaires [0] - Permalien [#]
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